Que faire si…

Si je suis victime

Si c’est possible, faites savoir calmement mais clairement à la personne qui vous harcèle que son comportement est inadéquat, humiliant ou offensant et que vous voulez que cela cesse. Vous pouvez le faire verbalement, en présence d’un témoin ou par écrit.

Identifiez les comportements vexatoires en notant les faits, les évènements, les dates ainsi que vos impressions et, s’il y a lieu, conservez les éléments de preuve documentaires (mémos, lettres, courriels, messages, etc.). Notez le nom des témoins.

Signalez des difficultés que vous rencontrez à votre supérieur ou à une personne en autorité.

N’hésitez surtout pas à consulter la personne responsable du Bureau d’intervention et de prévention en matière de harcèlement qui, sous le sceau de la confidentialité, pourra discuter avec vous de la situation, vous aider à comprendre ce qui arrive et élaborer avec vous des pistes de solutions aux problèmes rencontrés.

N’attendez pas d’être « au bout du rouleau », brisez le silence et la solitude en essayant de confirmer vos impressions auprès d’une personne de confiance. Vous pouvez aussi consulter les personnes ressources de votre syndicat ou association ou, s’il y a lieu, les ressources professionnelles de l’UQAM comme le Programme d’aide au personnel ou le soutien psychologique des Services à la vie étudiante.

Rappelez-vous que vous avez droit au respect de votre dignité et de votre intégrité psychologique.

Si j’ai porté préjudice à quelqu’un

Dans le contexte où nos comportements, paroles ou gestes ont causé préjudice, les besoins de la personne touchée sont prioritaires. Il est important de garder une attitude ouverte et respectueuse, de s’informer des besoins de la personne et de mettre en place les éléments nécessaires pour répondre à ces besoins. La personne touchée doit aussi être rapidement informée de ses droits et des ressources qui sont à sa disposition à l’UQAM (voir l’onglet Ressources et liens utiles). S’il vous semble complexe de répondre aux besoins de la personne, si vous êtes incertaine, incertain de la marche à suivre pour y arriver, ou si la situation vous fait vivre de la détresse, n’hésitez pas à faire appel vous aussi aux ressources qui sont offertes à l’Université.

Si je suis témoin

Le chemin vers un environnement d’études et de travail exempt de violences à caractère sexuel passe par la participation active de chacune, chacun. Si vous êtes témoin d’une violence à caractère sexuel, quelle qu’elle soit, il est de votre devoir d’agir, de dénoncer. Pour ce faire, vous pouvez vous tourner vers les ressources qui sont à votre disposition à l’UQAM (voir l’onglet Ressources et liens utiles). Il est possible que vous soyez affectée, affecté par ce dont vous avez été témoin; les ressources existent aussi pour vous aider à traverser cette épreuve et vous soutenir dans toutes les démarches que vous souhaiterez entreprendre.

Si on se confie à moi

La réaction de l’entourage (professionnel et personnel) d’une personne victime influence grandement la façon dont celle-ci vivra les conséquences des violences à caractère sexuel qu’elle a subies. Voici, pour vous aider à réagir de manière adéquate, une courte liste des attitudes à adopter et des attitudes à proscrire dans un contexte de dévoilement :

Attitudes à adopter

  • Croire
  • Centrer ses interventions sur la personne et ses besoins
  • Valider ses émotions
  • L’aider à comprendre qu’elle n’est aucunement responsable
  • Orienter la personne vers les ressources pertinentes

Attitudes à proscrire

  • Ne pas croire
  • Poser des questions sur le détail des événements
  • Centrer ses interventions sur l’agresseur
  • Poser des questions tendancieuses telles que : « Avais-tu bu? », « Avais-tu flirté? », etc.
  • Dire à la personne ce qu’elle devrait faire ou ne pas faire

Il est important d’informer la personne touchée de ses droits et des ressources qui sont à sa disposition à l’UQAM. Par ailleurs, il est possible que le fait de recevoir un dévoilement vous fasse ressentir de l’inconfort ou de la détresse. Dans ce cas, n’hésitez pas à faire appel aux ressources offertes à l’UQAM (voir l’onglet Ressources et liens utiles).

Si j’ai subi une violence à caractère sexuel

Si vous avez subi une violence à caractère sexuel, quelle qu’elle soit, ou si vous vous questionnez à savoir si vous en vivez, n’hésitez pas à faire appel aux ressources qui sont à votre disposition à l’UQAM (voir l’onglet Ressources et liens utiles). Elles sont là pour vous. Vous avez le droit d’être en sécurité et de recevoir de l’aide professionnelle.