Mythes et préjugés

Les mythes et préjugés entourant les violences à caractère sexuel sont nombreux et tenaces. Il importe de les démystifier pour contribuer à créer un environnement exempt de ce type de violences.

Mythe

Réalité

Les fausses plaintes sont nombreuses. Bien ancré dans les croyances, ce mythe est l’un des plus grands obstacles à la dénonciation des violences à caractère sexuel. Par crainte d’être accusées de faire une fausse plainte, des victimes choisissent plutôt de se taire.
Les fausses plaintes ne représentent en réalité qu’une petite minorité des dénonciations.
Une violence sexuelle peut être provoquée par une tenue vestimentaire ou une attitude aguicheuse. Toute personne est en droit de refuser une activité sexuelle, et ce, peu importe son habillement ou ses comportements. Il appartient à la personne qui entreprend les activités sexuelles de s’assurer de l’accord volontaire de l’autre et de cesser toute activité si le consentement n’est pas clairement présent.
Les agresseurs ne connaissent pas leurs victimes. Les agresseurs sont habituellement une personne connue : collègue, membre de la famille ou de l’entourage, conjoint, etc.
Les agresseurs ont des problèmes de santé mentale. Les violences sexuelles étant des gestes de prise de pouvoir, ils sont stratégiques, réfléchis et calculés plutôt que le fruit d’un esprit malade.
Une personne qui ne veut réellement pas d’une activité sexuelle peut résister à son agresseur. Au-delà des capacités physiques, plusieurs raisons peuvent influencer une personne à ne pas résister : peur pour sa sécurité, peur que la violence escalade, peur des conséquences sur ses études ou sa carrière, surprise, etc.
Les violences sexuelles sont sensationnelles, violentes, très visibles de l’extérieur. La plupart des violences sexuelles sont commises à l’abri des regards ou subtilement perpétrées, le plus souvent au moyen de la manipulation ou de la menace, et non pas de violence physique.